Ce que l’on mesure
Le montant moyen d’une vente est la valeur totale enregistrée des affaires gagnées divisée par le nombre d’affaires gagnées, sur la même période et le même segment. Il indique ce que rapporte en moyenne un gain dans votre mode de vente. Directeurs commerciaux et dirigeants s’en servent pour estimer le nombre d’affaires qu’exige un objectif, orienter le prix et la composition des offres, et comparer segments ou commerciaux. Il mesure la valeur signée, pas le chiffre d’affaires comptabilisé dans le temps ni la trésorerie encaissée.
Expliquer cette formule
Divisez le montant total des affaires gagnées par le nombre d’affaires gagnées. Le résultat s’exprime en devise par affaire. En mode totaux, vous saisissez directement les deux chiffres ; en mode liste, vous saisissez chaque affaire gagnée et le calculateur les additionne et les compte pour vous.
Le mode liste ajoute trois lectures que les totaux ne permettent pas : l’affaire médiane (la valeur du milieu une fois les affaires triées), la part du total qui provient de la plus grosse affaire, et une alerte lorsque moyenne et médiane s’écartent de plus de 50 %, signe que quelques affaires déforment la moyenne. Dans les deux modes, tous les montants doivent être dans la même devise et sur la même base ; sans affaire gagnée, la moyenne ne peut pas être calculée.
Signification de chaque terme
- Mode de saisie
- Saisissez des totaux, ou listez chaque affaire gagnée pour voir aussi la médiane et les valeurs extrêmes.
- Où trouver cette donnée : Choisissez « totaux » si vous ne disposez que d’une somme et d’un nombre issus d’un rapport ; choisissez « liste » si vous pouvez exporter chaque affaire gagnée, ce qui donne aussi la médiane et le poids de la plus grosse affaire.
- Montant total des affaires gagnées
- Montant total enregistré pour les affaires gagnées.
- Où trouver cette donnée : Somme des montants enregistrés des affaires gagnées dans le CRM pour la période et le segment, hors taxes, dans une seule devise. Décidez si vous retenez la valeur de la première année ou la valeur totale du contrat, et tenez-vous-en à ce choix.
- Nombre d’affaires gagnées
- Nombre d’affaires gagnées incluses dans le total.
- Où trouver cette donnée : Nombre d’opportunités gagnées distinctes incluses dans ce total. Comptez chaque affaire une seule fois, même si elle comporte plusieurs produits ou factures.
- Montant d’une affaire gagnée
- Valeur enregistrée d’une affaire gagnée, dans la devise choisie.
- Où trouver cette donnée : En mode liste, le montant enregistré d’une affaire gagnée par ligne, avec la même devise et la même base contractuelle pour toutes les lignes.
- Montant moyen d’une vente
- Montant total gagné divisé par le nombre d’affaires gagnées.
Exemple détaillé
Exemple fictif : une équipe a gagné 20 affaires sur un trimestre, pour une valeur totale enregistrée de 240 000.
- Montant moyen d’une vente240.000 ÷ 20 = 12.000
Montant moyen d’une vente = 12.000
Montant moyen = 240 000 ÷ 20 = 12 000 par affaire. Si une affaire supplémentaire de 60 000 était gagnée sur le même trimestre, le total passerait à 300 000 pour 21 affaires et la moyenne monterait à environ 14 286, alors que 20 des 21 affaires n’ont pas changé. C’est pourquoi la médiane mérite d’être vérifiée quand les montants sont inégaux.
Chiffres fictifs, utilisés pour montrer le calcul. Ce ne sont pas des données réelles d’entreprise.
Quand et pourquoi l’utiliser
Utilisez le montant moyen pour planifier : diviser un objectif par le montant moyen donne approximativement le nombre de gains nécessaires, et diviser encore par le taux de réussite donne le nombre d’opportunités tranchées requises.
Il éclaire les décisions de prix et de composition des offres. Si le montant moyen baisse alors que le nombre de gains augmente, l’équipe gagne peut-être davantage de petites affaires ou accorde des remises plus fortes ; s’il monte, vérifiez si cela vient d’un périmètre plus large ou de quelques contrats exceptionnels.
Comparez-le entre vos propres segments, offres et canaux d’acquisition plutôt que pour toute l’entreprise. Un chiffre unique qui mélange petits et grands clients décrit rarement les uns ou les autres.
Montant moyen et valeur du contrat, et pourquoi les valeurs extrêmes comptent en B2B
Une même affaire peut être enregistrée à des montants très différents. Un abonnement de trois ans à 12 000 par an peut être saisi pour 12 000 (valeur annuelle ou de première année) ou pour 36 000 (valeur totale du contrat). Aucune convention n’est fausse, mais les mélanger dans un même calcul gonfle la moyenne et rend les périodes incomparables. Choisissez une base, idéalement celle de votre objectif commercial, écrivez-la et appliquez-la à chaque affaire.
En B2B, les montants sont rarement répartis de façon homogène. Quelques gros contrats côtoient souvent de nombreuses petites affaires, et la moyenne est tirée vers les gros. Dans l’exemple du mode liste, cinq affaires gagnées de 8 000, 11 000, 12 500, 14 000 et 54 500 donnent une moyenne de 20 000, alors que l’affaire médiane vaut 12 500 et que la plus grosse représente à elle seule 54,5 % du total. Planifier sur la base de 20 000 par affaire surestimerait ce que rapportent la plupart des gains.
Quand l’alerte apparaît, ne supprimez pas simplement la grosse affaire. Présentez ensemble la moyenne et la médiane, regardez si les grosses affaires relèvent d’un segment distinct qui mérite son propre calcul, et vérifiez si elles sont reproductibles ou exceptionnelles avant de bâtir un plan dessus.
Lire et améliorer le résultat
Une moyenne plus élevée signifie que chaque gain apporte en moyenne plus de valeur signée. C’est une bonne nouvelle quand cela traduit un périmètre plus large ou des clients mieux ciblés, moins quand cela vient d’un contrat exceptionnel ou d’un changement dans la façon d’enregistrer les affaires.
Lisez-la avec le nombre d’affaires gagnées et le taux de réussite : une moyenne en hausse avec beaucoup moins de gains peut laisser le total des ventes inchangé, voire en baisse.
Leviers concrets
- Composer des offres associant produits ou services complémentaires pour que la valeur d’une affaire typique croisse avec son périmètre.
- Cibler les segments dont les besoins justifient des engagements plus importants, et les suivre séparément.
- Encadrer les remises par des règles de validation claires plutôt que par des concessions au cas par cas.
- Examiner les affaires proches de la médiane pour comprendre ce que contient un gain typique.
Erreurs fréquentes
- Mélanger valeurs annuelles et valeurs pluriannuelles dans le même total.
- Inclure les taxes, ou utiliser des montants facturés ou encaissés pour certaines affaires et signés pour d’autres.
- Compter plusieurs fois une même opportunité parce qu’elle comporte plusieurs produits ou factures.
- Planifier sur la moyenne quand un gros contrat domine le total.
- Mélanger les devises sans les convertir à un taux cohérent.
Comparaison de scénarios
En mode totaux, le scénario prudent réduit le montant total gagné de 10 % et augmente le nombre d’affaires de 10 % ; le scénario optimiste fait l’inverse. En mode liste, chaque montant varie de 10 %. Ce sont des variations illustratives, pas des prévisions.
En mode liste, essayez aussi de retirer ou de réduire vous-même la plus grosse affaire : l’écart montre à quel point votre moyenne dépend de ce seul contrat.
Méthodologie et limites
La moyenne est sensible aux valeurs extrêmes. En mode totaux, la médiane et le poids de la plus grosse affaire ne peuvent pas être calculés ; passez en mode liste quand les montants sont inégaux.
La valeur signée n’est pas la valeur réalisée. Résiliations, remboursements, avoirs et impayés peuvent réduire ce qui sera finalement comptabilisé en chiffre d’affaires ou encaissé.
Il ne décrit que les affaires gagnées de la période et du segment choisis. Il ne dit rien des affaires perdues, et quelques affaires suffisent à rendre les périodes courtes instables.
Questions fréquentes
Comment calcule-t-on le montant moyen d’une vente ?
On divise le montant total des affaires gagnées par le nombre d’affaires gagnées, sur la même période et le même segment. Avec 240 000 gagnés sur 20 affaires, le montant moyen est de 12 000.
Faut-il retenir la valeur annuelle ou la valeur totale du contrat ?
Les deux peuvent se justifier, mais utilisez une seule base pour toutes les affaires et toutes les périodes. La valeur totale des contrats pluriannuels produit une moyenne bien plus élevée que la valeur annuelle, pour les mêmes clients.
Pourquoi regarder le montant médian ?
Parce qu’un seul gros contrat peut porter la moyenne bien au-dessus de ce que rapportent la plupart des affaires. La médiane, l’affaire du milieu, y est moins sensible. Listez chaque affaire pour l’obtenir.
Faut-il inclure les taxes et les remboursements ?
Utilisez des montants hors taxes. Remboursements et résiliations concernent la valeur réalisée plutôt que la valeur signée ; s’ils sont fréquents, calculez à part une version réalisée et nommez-la clairement.
Et si je n’ai aucune affaire gagnée ?
Sans affaire gagnée, la moyenne ne peut pas être calculée et le calculateur n’affiche aucun résultat. Prenez une période plus longue ou un segment plus large pour obtenir un chiffre significatif.
Le montant moyen d’une vente est-il le panier moyen ?
La logique est la même, valeur totale divisée par un nombre, mais le panier moyen décrit en général des achats individuels en e-commerce, alors que le montant moyen d’une vente porte sur des opportunités B2B gagnées, qui peuvent inclure plusieurs produits et un contrat pluriannuel.
Sources
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